Blitzkrieg
Le test
Page 1 / 2Alors qu’on se le dise tout de suite, le dernier titre de Nival, Blitzkrieg, est un poids lourd ! Il ne s’agit pas d’un petit jeu de fillette bien niais, mais d’un STR, un vrai, un dur. Tout d’abord, CDV, l’éditeur allemand du jeu, est un habitué des jeux de guerre. Ce sont eux qui ont édité Combat Mission 2, Cossacks 1 et 2, American Conquest, Sudden Strike 2, mais aussi des titres comme le futur Breed, et le moins guerrier Lula 3D ! (NDR : Je vous épargne quand même la liste complète). On pourrait penser au premier abord que Blitzkrieg ne serait qu’un Sudden Strike 2 où l’on aurait mis un petit coup de peinture en façade. Malheur à celui qui osera croire cela ! Les petits gars de Nival nous ont fait un titre aux petits oignons.
Pour ceux qui arrivent du fin fond de la galaxie, Blitzkrieg nous replonge dans la seconde guerre mondiale, et ses batailles historiques. En guise d’entrée, nous commençons par un mode tutorial qui permet de bien prendre en mains le jeu. Dans ce tutorial, on nous apprend les différents modes de combats, les tactiques les plus fourbes comme celle de l’embuscade, et encore bien d’autres choses. Après ce long tutorial (on n’est pas obligé de faire tout les modules) on peut enfin entrer dans le vif du sujet ! On a le droit de choisir entre des missions personnalisées, trois campagnes (alliée, germanique et soviétique), et un mode multijoueur. Le plus gai est évidement de se lancer dans les campagnes, la plus facile étant à mon avis la campagne alliée. Evidement on a le choix entre plusieurs niveaux de difficulté, le niveau le plus dur étant vraiment dédié aux fins tacticiens. Les campagnes ne sont pas dynamiques, mais on a cependant le choix entre plusieurs missions, et on ne doit pas toutes les passer pour terminer un épisode de la campagne. Les missions ont des objectifs assez variés, mais on pourra à la longue observer une certaine répétitivité. Mais rien de grave, rassurez vous.
Quand on pénètre dans l’action, on s’aperçoit tout de suite des qualités intrinsèques du jeu. Tout d’abord, le gameplay est quasi parfait, on a le jeu en mains en moins de dix minutes, ce qui est assez rare dans ce genre de titre que pour le souligner. Les raccourcis clavier aident évidement énormément dans le jeu. Le pathfinding est également un modèle du genre. Les blindés ne bloquent pas en entrant dans une forêt, ils savent écraser les murets de tout leur poids, les camions de ravitaillement ne bloquent pas lorsqu’ils sont au milieu de l’action, entourés de soldats. Bref, je n’ai jamais été mis dans une situation qui m’a donné envie de défoncer mon écran à coup de masse.
Le style de jeu est orienté stratégie / tactique. Les gens qui pensent réussir les missions en rushant comme des malades avec une troupe de Sherman se trompent. Tout d’abord, le nombre d’unités est assez réduit (dans le jeu, pas en diversité !), on ne commence pas les missions avec vingt fois plus d’unités que l’ennemi. Ensuite, le jeu se joue en finesse et nécessite une bonne coordination des troupes. Les unités d’attaques devront être ravitaillées en munitions, sinon elles risquent de tomber à sec en pleine action. Les unités de réparations auront aussi un rôle important. Elles permettront d’économiser des troupes en réduisant les pertes. On pourra aussi compter sur des unités de soutient, telles que l’artillerie et l’aviation. D’ailleurs, les bombardements alliés sont ravageurs ! On aura aussi toute la panoplie logistique dont on rêve : on aura la capacité de réparer des ponts endommagés par les combats, miner le terrain, creuser des tranchées, installer des obstacles anti-tanks, acheter des vinyles de Tino Rossi,… L’équilibre entre les différentes unités est aussi bien respecté. Toutes les unités sont utiles pour arracher la victoire. Les tactiques que l’on peut déployer sont aussi immenses, mais j’avoue avoir une préférence pour le combat urbain, qui est très vicieux, et où la prudence maximale est de mise. De plus, pour faciliter la mise en place de nos tactiques, les développeurs ont eu la bonne idée d’intégrer une option qui permet de régler la vitesse du jeu. On peut ainsi la ralentir ou l’accélérer.
Le test [suite et fin...]
Page 2 / 2Maintenant je peux vous parler de la beauté du jeu. A l’heure où les STR full 3D fleurissent (NDR : et fanent) aussi vite que les crashs système sur le pc de DarkYoz, Nival a fait le pari d’utiliser cette bonne vieille vue isométrique. Mais rassurez vous, toutes les unités et les effets sont en vrai 3D, ce qui nous permet d’avoir une animation presque parfaite, et des explosions superbes. Encore dans ce registre, je vous (re)conseille les bombardements alliés qui sont un vrai régal pour les pupilles. Le terrain et tout les éléments du décor sont d’une finesse incroyable. Bref, le jeu est vraiment très mignon. Coté son, là aussi c’est un vrai régal. Malgré la musique du menu qui fait très hit martial, les musiques durant les parties sont parfois rythmées parfois mélodieuses, ce qui rend une atmosphère assez cinématographique à l’action. Les bruitages sont aussi d’une grande richesse.
Concernant l’IA, ça va du bon au très bon. Je m’explique : l’IA d’attaque est vraiment très agressive, et c’est tant mieux. L’adversaire n’hésite pas à contourner nos troupes, à tendre des pièges. L’IA défensive, elle, semble avoir moins de punch. Il est rare que les troupes ennemies, lorsqu’il reste quelques survivants, reculent ou se planquent. Elles se mettront juste à plat ventre dans le cas des soldats, mais les blindés tiendront tête jusqu’au dernier, sans le souci de la préservation du matériel. Ce n’est pas grave en soit, mais il faut bien être tatillon sur un point.
Du point de vue technique, le jeu tourne très bien en
1024x768, détails au maximum sur une configuration « ancienne »
type PIII / Athlon 800MHz, 256Mo de RAM et une carte 3D avec 32 Mo de mémoire.
Dans les plus hautes résolutions (1600x1200), le jeu a tendance à
avoir quelques ralentissements dans les gros combats. Mais j’avoue ne
pas avoir trop souffert de ça sur ma config, qui n’est pourtant
plus de prime jeunesse (Athlon 1.3 GHz, 512Mo DDR, GeForce 3).
Pour conclure ce test, il ne fait aucun doute que Blitzkrieg est la nouvelle
référence dans les STR historiques. Sa réalisation de très
grande classe et son système de jeu prenant et dense permettront à
ce jeu de devenir un titre phare. Il y avait longtemps, même très
longtemps qu’un STR type wargame ne m’avait plus autant plu, le
précédent devant être, je pense un des premiers Close Combat…ça
ne nous rajeuni pas tout ça !
Point(s) positif(s) |
Point(s) négatif(s) |
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