La seconde intercalaire, c'est fini : les ordinateurs vont pouvoir souffler !
Une seconde de plus ou de moins, qu'est-ce que ça peut bien changer ? Pour un humain, pas grand-chose. Mais pour des millions de serveurs et de systèmes informatiques, c'est une autre histoire ! Réunie à Versailles le 15 octobre 2026, la Conférence générale des poids et mesures (CGPM) vient de décider la disparition des secondes intercalaires dès le 20 mai 2027.
Depuis 1972, ces secondes supplémentaires permettent de maintenir le Temps universel coordonné (UTC), basé sur les horloges atomiques, au plus près de l'heure astronomique liée à la rotation de la Terre. Car notre planète ne tourne pas à une vitesse parfaitement régulière ! Au total, 27 secondes ont ainsi été ajoutées, la dernière remontant au 31 décembre 2016.
Le problème, c'est que les ordinateurs n'aiment pas vraiment les surprises temporelles. L'ajout d'une seconde peut perturber les logiciels, les bases de données et les systèmes nécessitant une synchronisation précise. En 2012, plusieurs services Internet, dont Reddit et LinkedIn, avaient notamment rencontré des dysfonctionnements.
Et la situation pourrait devenir encore plus compliquée : la Terre tournant actuellement un peu plus vite, les scientifiques envisagent la possibilité de devoir retirer une seconde plutôt que d'en ajouter une. Une opération inédite pour laquelle de nombreuses infrastructures ne sont pas préparées.
La solution adoptée consiste donc à laisser l'UTC fonctionner sans interruption, en autorisant progressivement un écart pouvant atteindre une heure avec le temps astronomique. Une limite qui ne devrait pas être atteinte avant plusieurs siècles.
Pour nous, rien ne changera sur nos montres ou nos smartphones. Mais pour les informaticiens chargés de synchroniser les réseaux mondiaux, c'est une petite complication en moins. Comme quoi, même une seconde peut avoir son importance !