Vous avez déjà essayé d'installer une application Android depuis une boutique autre que le Google Play Store ? Entre les autorisations à activer, les avertissements de sécurité et les confirmations à répétition, l'opération peut parfois ressembler à un petit parcours du combattant. Google vient justement d'annoncer un changement qui devrait considérablement simplifier les choses. Et bonne nouvelle : la France et la Belgique figurent parmi les pays concernés !
Avec son nouveau programme Registered App Stores, dont les conditions ont été précisées les 27 et 28 octobre 2026, Google souhaite permettre aux boutiques d'applications alternatives de fonctionner presque aussi simplement que son propre magasin. À partir du 1er décembre, certaines d'entre elles pourront proposer des installations en un seul geste, sans multiplier les fenêtres de confirmation.
Installer une application sans passer par cinq écrans
Actuellement, lorsqu'un utilisateur souhaite installer une application depuis une boutique indépendante, Android lui demande généralement d'autoriser cette source à installer des applications. Il faut ensuite confirmer individuellement les installations et, dans certains cas, les mises à jour.
Avec le programme Registered App Stores présenté par Google, les boutiques préalablement approuvées disposeront directement des autorisations nécessaires. Il suffira de choisir une application et de lancer son installation, comme sur le Play Store.
Les mises à jour pourront également s'effectuer automatiquement en arrière-plan, selon les préférences de l'utilisateur. En revanche, pas question pour une boutique d'installer discrètement de nouvelles applications sans votre accord. Google impose toujours un consentement explicite pour chaque nouvelle installation.
Et les boutiques qui ne souhaitent pas rejoindre ce programme ? Elles pourront continuer à fonctionner selon les règles actuelles. Android ne devient donc pas un système exclusivement réservé aux magasins agréés.
10 000 dollars par an pour obtenir le feu vert de Google
Évidemment, Google n'accorde pas ces nouvelles possibilités à n'importe qui. Les exploitants des boutiques devront faire vérifier leur identité, respecter plusieurs exigences de sécurité et transmettre leur catalogue d'applications à Google pour permettre la détection des logiciels malveillants.
Le programme impose également des règles concernant la confidentialité, les droits des développeurs, la suppression des applications et l'information des utilisateurs. Les boutiques devront notamment afficher clairement les informations essentielles sur chaque application distribuée.
Autre condition, et pas des moindres : les entreprises devront payer 10 000 dollars par an pour participer. Une somme qui ne concerne pas directement les utilisateurs, mais qui pourrait décourager certaines petites boutiques indépendantes. Les exigences supplémentaires de sécurité représentent elles aussi un investissement important.
Google présente cette formule comme un compromis entre ouverture et protection. Les boutiques alternatives gagnent en simplicité d'utilisation, tandis que l'entreprise américaine conserve un droit de regard sur celles qui souhaitent bénéficier de ces privilèges.
Disponible en France et en Belgique, mais pas sur tous les téléphones
Le déploiement doit commencer le 1er décembre 2026 dans de nombreux pays, dont la France, la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas. Curieusement, les États-Unis ne figurent pas dans la liste : Google y applique un programme distinct, lié notamment à son conflit judiciaire avec Epic Games.
Attention toutefois à une condition particulièrement importante : pour profiter de ces installations simplifiées, votre smartphone devra fonctionner sous Android 17 QPR2, ou une version ultérieure. QPR signifie Quarterly Platform Release, autrement dit une mise à jour trimestrielle du système.
Au moment de cette annonce, Android 17 QPR2 est encore en phase de test. Google n'a pas communiqué de date précise pour sa disponibilité générale. Autant dire que les propriétaires de smartphones plus anciens ne découvriront probablement pas cette nouveauté dès le 1er décembre.
Il faudra également qu'une boutique alternative ait effectivement obtenu son agrément. Google ne fournit pas encore de liste définitive des magasins qui proposeront cette nouvelle expérience dans nos pays.
Pour les utilisateurs, rien ne change donc immédiatement et aucune manipulation n'est nécessaire. Mais à plus long terme, cette évolution pourrait rendre les boutiques alternatives nettement plus pratiques. Reste à savoir si les 10 000 dollars réclamés chaque année ne risquent pas de réserver cette liberté supplémentaire aux acteurs disposant déjà de moyens importants.
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