Les ennuis s'accumulent pour TP-Link aux États-Unis. Quatre États américains, la Floride, le Montana, l'Iowa et le Nebraska, ont lancé des poursuites judiciaires contre le fabricant de routeurs Wi-Fi. En cause : des accusations de pratiques commerciales trompeuses concernant la sécurité de ses équipements et ses liens avec la Chine.
Les procureurs reprochent notamment à TP-Link d'avoir présenté ses produits comme sûrs tout en minimisant certaines vulnérabilités et sa dépendance à des activités industrielles chinoises. Ils évoquent également l'exploitation de failles de routeurs TP-Link par des groupes de pirates liés à des États étrangers. Le constructeur est accusé de ne pas avoir suffisamment informé les consommateurs de ces risques.
L'affaire prend une dimension particulière puisque TP-Link occuperait, selon les autorités américaines, au moins 60 % du marché de détail américain des routeurs Wi-Fi domestiques et destinés aux petites entreprises. Les États cherchent notamment à faire cesser les pratiques qu'ils jugent trompeuses et à obtenir des sanctions financières.
De son côté, TP-Link rejette fermement ces accusations. Le groupe affirme que sa société américaine est indépendante, que ses équipements vendus aux États-Unis sont fabriqués au Vietnam et qu'il ne transmet aucune donnée de ses clients à des gouvernements étrangers. Il assure également procéder à des contrôles de sécurité réguliers, y compris auprès de laboratoires indépendants.
Ces poursuites interviennent alors que le marché américain des routeurs subit déjà de nouvelles restrictions réglementaires sur les équipements fabriqués à l'étranger. Pour TP-Link, qui commercialise notamment les gammes Archer, Deco et Omada, les conséquences pourraient être importantes. Reste maintenant à voir ce que la justice retiendra des accusations : à ce stade, aucune de ces nouvelles plaintes ne constitue une condamnation.
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