Pour expliquer ça, on va repartir depuis le début : création d'UNIX. Une certaine boite dépose un brevet sur une portion d'UNIX. Elle vendra des Unix propriétaires pendant un moment. Quelques années plus tard, un os nouveau voit le jour : Linux. Cet os, révolutionne une partie de l'informatique au niveau serveur et commence maintenant à changer les choses pour les utilisateurs lambda. Le seul hic, c'est que la boite qui détient le brevet sur UNIX à décidé d'attaquer IBM en justice et a mis en garde quelques 1500 entreprises utilisant et vendant du Linux ou dérivé. Pourquoi tant de haine me direz-vous? C'est simple : cette fameuse boite n'est autre que SCO, et détenant un brevet sur Unix, elle accuse Linux d'être un dérivé non autorisé d'Unix. De ce fait, Linux viole le brevet. Le fait de détenir Linux ou de l'utiliser revient à être dans l'illégalité.
On peut comprendre la rage de SCO, leur distribution linux ne marche pas fort (commercialement). Ils ont d’ailleurs, sûrement en raison des problèmes de brevet décidé d'arrêter la vente de leur distribution. Ils continuent cependant à vendre leur Unix propriétaire.
IBM serrait-il dans une situation critique vu sa position Linux sur le marché ? Il ne semble guère, cette plainte ne sera peut-être pas recevable. Mais si elle le devient, Linux et toute sa communauté risquent de passer pour les plus importants complices d'un piratage gigantesque. D’ailleurs, Richard Stallman (fondateur de la fsf et de la gpl, une licence régissant bon nombre de logiciels libres) et la fsf ont réagis sur ces attaques : "Sans prétendre détenir des brevets susceptibles de menacer d'appropriation les idées contenues dans le noyau Linux, SCO rappelle en réalité que tout logiciel est sous la menace permanente des brevets logiciels ... L'impossibilité pour quiconque de s'affranchir de cette menace est d'ailleurs au coeur du combat visant à supprimer les brevets logiciels dans le monde. ... L'intimidation de SCO a donc le mérite de rappeler à tous la nécessité de continuer à refuser des dispositions légales (les brevets logiciels) ou contractuelles (les accords de confidentialité), qui mettent le faible à la merci du fort», poursuit l'organisation. Et de conclure: «Le droit d'auteur est aussi confirmé comme le meilleur rempart légal protégeant les auteurs et utilisateurs de logiciels libres, qu'ils soient riches ou pauvres."
Les seuls qui semblent protégés de ces mesures sont Microsoft qui ne développe pas sur Linux et Sun qui ont un accord depuis le début du brevet SCO sur Unix.
Ainsi, par cette action SCO nous montre le danger que représentent les brevets logiciels pour le monde informatique. Donner un tel pouvoir aux grosses boites revient à les laisser écrire les normes qui régissent le monde électronique. Imaginez si Microsoft aurait la possibilité d'imposer ses normes (ce qu'il tente quotidiennement) sur le HTML tout en le protégeant par un brevet, les webmestres voulant créer des pages Web affichées sur des navigateurs Microsoft (Internet Explorer) auront l'obligation de verser des royalties à la firme de Redmond.
Commentaires
<p>encore de la désinformation...</p>
<p>linux ne risque pas de tomber (même avec SCO)</p>
<p>HONTE A EUX</p>